Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
/ / /

 

 

De 1945 à 1954, la France de la IVème République mène, en Indochine, une lutte acharnée contre la République Démocratique du Viet Nam, personnifiée par son Président Ho Chi Minh. Combat pour la liberté pour certains, sale guerre pour d'autres... C'est la défaite et le départ des troupes française.

En 1956, les rapatriés liés du temps de la présence coloniale à des français par des relations diverses, familiales, administratives, commerciales, affectives arrivent sur le territoire métropolitain. Ils sont de différentes origines: européennes, d'une part, et indochinoises ou eurasiennes, c'est-à-dire, fruits d'unions entre Européens et Asiatiques, d'autre part. Cette population, de nationalité française, comprend surtout des vietnamiens, des Cambodgiens, des Laotiens et un petit nombre d'Indiens des Comptoirs (Pondichéry) établis au Viet Nam et au Cambodge.

1956-A-arrivee-camp-sainte-livradeSi certains ont pu organiser leur départ, pour beaucoup, la fuite précipitée oblige à tout abandonner. Ceux qui n'ont pas de familles en métropole sont pris en charge par l'administration. Dès septembre 1955, Valéry Giscard d'Estaing, directeur adjoint du cabinet du président du conseil, saisit l'ensemble des préfets pour indiquer:

 

« Il apparaît dès maintenant que l'hébergement de ces rapatriés aux frais de l'état, pour une période généralement très longue, s'imposera inéluctablement (…) La recherche de locaux suffisamment vastes pour accueillir de façon permanente, et dans une région offrant des perspectives de réimplantation, les centaines -et peut-être les milliers -de rapatriés en question, s'avère particulièrement difficile »

 

En France, depuis septembre 1955, l'administration recherche dans l'hexagone des logements disponibles pour les plus démunis. L'objectif est de le les héberger, le temps pour eux de s'adapter à leur nouvelle vie, de s'insérer professionnellement et d'acquérir rapidement leur autonomie. La politique des pouvoirs publics prône la dispersion sur le territoire une fois l'adaptation faite.

Le 7 octobre 1955, Maurice Picard, préfet de Lot-et-Garonne, écrit au président de la commission interministérielle pour les rapatriés d'Indochine, pour lui signaler l'existence de deux camps militaires: « l'un est situé à Sainte Livrade, soit à 9 km de Villeneuve sur Lot: il comprend 36 baraquements en brique mesurant chacun 50 mètres de long. Il apparaît possible de loger 2000 personnes dans ce camp, en habitation collective ou tout au moins 1500 en logements séparés. (…) Je crois néanmoins devoir attirer votre attention sur l'état particulièrement médiocre de ces installations; la plupart des couvertures sont à refaire, ainsi que les planchers; les canalisations d'eau et d'électricité nécessiteraient de nombreuses réfections ».

 

1956-B-arrivee-camp-sainte-livradeAu printemps 1956,
1160 personnes, dont 740 enfants, arrivent ainsi au camp du Moulin-du-Lot, devenu depuis quelques semaines le 'Centre d'Accueil des Rapatriés d'Indochine' C.A.R.I.

 

      Crédit photo : CEP


Partager cette page

Repost 0
Published by